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Nom du blog :
francoisway
Description du blog :
Promenade à travers la vie, les jobs, les mecs qu'on croise, celui qui reste, pour trouver le chemin
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
01.08.2008
Dernière mise à jour :
10.08.2008

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Par veloursnoir, le 09.10.2008


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10 août, dissoute

Posté le 10.08.2008 par francoisway
Nous sommes le 10 août, il est bientôt 6H30. C’est un peu tôt pour un dimanche mais le téléphone m’a réveillé il y a déjà 45 minutes et je suis infoutu de me rendormir.

Cela dit, je ne me sens pas très bien ce matin. Les cocktails ingurgités hier soir ne me sont pas du meilleur effet.

Un rapide bilan s’impose à moi : ce n’est ni en sortant, ni en buvant, ni en fumant des clopes, ni en ne foutant rien de mon temps libre que j’arriverais à quelque chose. Cela fait déjà quelques temps que je laisse passer le temps, que je le perds. C’est aujourd’hui que ma vie doit changer. C’est aujourd’hui que les décisions doivent être prises.

C’est drôle, le 10 août n’est pas une date représentant quoi que ce soit pour moi. Un ami a eu 3 ans hier, ma cousine aura 32 dans quelques jours, mais pour moi, ce jour ne représente rien.

Si ce n’est, peut-être, sa sonorité : 10 août et je déclare ma vie dissolue dissoute.

3 axes de travail :
- plus de bières ou autres alcool dès que je sors. Plus de sorties inutile, d’ailleurs
- plus rien pour m’entacher les poumons et la gorge. Et le début effectif d’une activité physique avec report quotidien ici.
- un rattrapage administratif et une refonte totale de mon CV afin d’en tirer l’essentiel. Avec, bien sûr, la mise en place d’une stratégie systématique et régulière pour reprendre en main ma carrière.

Ne jamais attendre, prendre des décisions rapides et les assumer quelques en soient les conséquences, telles sont, je pense, les bases du succès. Je me dois les appliquer et les suivre.

Je rends donc ces concepts opérationnelles en les transformant en actions. Début de l’opération : maintenant.

Un, deux, mecs sans x

Posté le 01.08.2008 par francoisway
A ce moment de ma vie, j’ai développé une duplicité intéressante. Afin de faire les premiers pas vers les garçons qui me plaisaient, je devenais leurs potes. Résultat : mes amitiés étaient fondées sur mes désirs sexuels, qu’au final, je ne satisfaisais jamais. Ainsi, pendant quelques années, l’impossibilité d’assumer vraiment mes désirs a profondément marqué ma vie.

J’ai déjà parlé de Stéphane, de Cyril mais beaucoup d’autres garçons ont comptés. Je voudrais parler ici de Tony d’abord, de Sébastien ensuite.

Tony. Je ne me souviens pas du tout comment j’ai fait la connaissance de ce mec, un peu plus petit que moi, un peu carré. Il suivait des études pour devenir photographes. Je me souviens très bien de ces midis où j’allais le chercher à la sortie de son bahut. Nous allions nous balader dans Nantes, nous jouions aux échecs, nous buvions des diabolos menthe dans le quartier Michelet. Nous développions des vieux négatifs noir et blanc dans le local du club photo local.

C’était un garçon plein de passions, avec des goûts marqués et des décisions déjà prises. J’étais très amoureux de ce fan de JJ Goldman, au point d’écouter du Goldman à longueur de journée. C’est grâce à moi qu’il a rencontré sa petite amie… Belle déception ! Pourtant, j’étais toujours avec eux, limite entre eux. Je ne sais pas ce que ces deux là sont devenus.

Sébastien. Pour lui, je me souviens parfaitement de notre première rencontre. De notre dernière aussi.

Je donnais des cours de français à la fille du patron du café restaurant du coin. Nous nous installions dans la salle de restaurant vers 18h00, avant que les pensionnaires ne descendent et nous essayons, autant que faire se peut de nous frayer un chemin au travers des règles de grammaire, d’orthographe et de leurs célèbres exceptions. Souvent, une fois ces laborieuses heures passées, je passais derrière le bar, j’apprenais à servir des pressions. Nous y reviendrons, cela m’a servi plus tard !

Bref, un soir, dans ce bistrot, j’ai rencontré le sourire de Sébastien. Un garçon blond aux yeux bleus, le sourire ravageur, je suis tombé sous le charme aussitôt. Il s’en est sûrement rendu compte et je pense que ça lui a plu. Plaire est toujours une obsession quand on a 18 ou 20 ans. Plus tard aussi en fait, peut-être.

Nous avions des amis en communs, nous avons pris des verres, joué au baby foot… C’était le début d’une amitié. Je les suivis sur les plages de Vendée où il se faisait draguer par toutes les minettes qui passaient, il m’a escorté les premières fois où j’ai mis les pieds dans les bars et boites gays nantais… Même si les garçons ne l’intéressaient pas, il aimait se faire draguer par eux. Nous écoutions Casthélemis, Danielle Messia. Ce garçon était un poète avec un cœur à vif, et un sourire à faire tomber. Malheureusement, c’est lui qui est tombé dans une triste addiction. La dernière fois que je l’ai vu, il n’avait pas 30 ans, le cerveau brûlé par toutes les merdes qu’il a consommées, le corps gonflé, la flamme qui jadis illuminait ses sourires avaient disparu des ses yeux. Ses questionnements s’étaient transformés en obsessions paranoïaques. Il a quitté cette terre peu après.

D’autres sont venus, j’ai grandi, j’ai commencé à sortir de l’adolescence. Mais trouver mon chemin fut long dans le dédale professionnel et personnel où j’avançais sans but.
La question reste d'actualité, quel est le but ?

Fac, ou pas cap, et mec, avec

Posté le 01.08.2008 par francoisway
J’en arrive donc à ce moment décisif et si attendu qu’est le bac. Nous sommes en juin.

En janvier, j’avais couché avec Jacques. Cela faisait deux ans que je le suivais du regard et c’est lui, qui, bien qu’un peu plus jeune que moi, m’a « déniaisé ». J’en garde un souvenir plus qu’ému, car si, pour lui, je n’étais qu’un coup en plus, il était pour moi, une première fois.

Juin, j’ai quelques copains, nous partons campés, je me fais « outé » par Cyril, qui avait, outré, réfuté mes propositions, faites un matin sous la tente.

Mon deuxième boulot d’été se passe dans la société où mon père travaille. C’est une boite d’informatique où mon boulot, en 3/8, consiste à rester dans une grande salle bourrée d’ordinateurs et je dois répondre aux ordres que me donne l’écran : changer un disque, charger du papier, entrer des codes. J’adore ce job, nous sommes une équipe de deux. Evidemment, il n’y a pas de phénomène de groupe, la relation que j’ai à gérer est à nouveau one-to-one, je me fais donc un pote et assez de thune pour me payer mon permis.

Le mec avec qui je travaillais s’appelait Raphaël, je crois, et je me souviens avoir découché une fois et dormi chez lui. Je pense que j’aurais préféré avec lui… Bref, mes hormones à peine maîtrisées me font commettre une bourde, je ne préviens pas mes parents. Il est sage de les prévenir quand vous avez tout juste 18 ans et que vous ne rentrez pas de la nuit, ça leur évite une nuit d’angoisse !

Et puis vient la rentrée avec cette question : que fais-je ? Sans mettre préalablement posé la question, sans avoir fait aucun travail de recherche, avec un manque de curiosité certain, je me retrouve avec cette question.

Je m’inscris donc en fac, licence d’anglais, parce que j’aimais bien l’anglais à l’école, et que j’aimais bien parlé cette langue avec les garçons hollandais que j’avais eu l’occasion de croiser : en camping sur la côte Atlantique, en vacances chez mon oncle… Bref, l’anglais était pour moi la langue à maîtriser si je voulais un jour faire des avances sérieuses à ces garçons que je trouvais si séduisants (que je trouve d’ailleurs toujours séduisants).

Les embuches et les mecs

Posté le 01.08.2008 par francoisway
Je suis dans les années où rien ne va. Ma scolarité est en berne et, après avoir redoublé ma seconde, je patauge tellement en première S que l’on me reclasse gentiment en première G. J’ai à ce moment là évoqué des histoires à dormir debout, influençant l’histoire par ma façon de la raconter.

Cette habitude que je prends à ce moment est intéressante. Je me considère comme un ado intelligent mais incompris. Je fais donc porter le chapeau aux autres. C’est une forme de déresponsabilisation totale et confortable, de prime abord. En effet, j’ai beau mentir aux autres et à moi-même, j’ai beau croire à mes mensonges, je deviens coupable de les avoir faits. Partant d’une idée de déresponsabilisation, voir de déculpabilisation, je me sens de plus en plus coupable.

Au lycée, je suis amoureux d’un mec qui ne le saura jamais, Thibault. Durant cette période, il y a aussi Stéphane, Pierrick, Etienne.

En terminale, la section G étant beaucoup plus facile que la section S, je n’ai pas de difficultés à suivre. C’est une chance, parce que mon assiduité aux cours est déplorable. Je sèche l’intégralité des cours d’économie/droit, sous le seul prétexte que le prof est rasant et que ces cours sont chiants. Résultat : 5/20 au bac dans cette matière. Avec un coef de 5, j’ai de la chance de décrocher mon bac du premier coup (avec 3 points, exactement, ça ne laisse pas beaucoup de marge).

J’aurais pu faire beaucoup mieux, mais, déjà, j’ai des lacunes. Tout est liée au fait que je m’en sois toujours sorti sans jamais en faire trop. Je suis donc un travailleur de surface, incapable d’approfondir. Je papillonne en surface. Je ne vais pas assez loin dans mes travaux.

L'ouverture

Posté le 01.08.2008 par francoisway
C’est décidé, j’ouvre aujourd’hui mon deuxième blog. J’ai fermé le premier il y a déjà quatre ans. A ce moment de ma vie, je partais vers de nouvelles aventures. C’était, je pense, le moment où je prenais en main mon destin.

Aujourd’hui, je fais une pause et je regarde où j’en suis. Si je veux garder la maîtrise du chemin où j’avance, il est bon de savoir d’abord où j’en suis. Me regarder avancer peut également m’aider.

Ma vie personnelle semble enfin s’être stabilisée. Cela fait deux ans et demi que j’ai rencontré quelqu’un qui m’apporte énergie et stabilité, un an que nous vivons ensemble. Trois mois que nous avons emménagé dans cette très agréable maison du nord de Londres.

C’est mon avenir professionnel qui m’importe dorénavant. C’est maintenant, je le sens, que je dois prendre les décisions qui donneront une nouvelle direction à une carrière que je commence à voir tourner en rond.

De cette évolution découlera le reste, j’en suis sûr.

Pour se faire, je vais devoir faire un résumé de mon parcours professionnel chaotique, ce que j’en ai retenu, ce qui m’a fait avancer, ce que j’ai découvert. Bien sûr, ce résumé sera intimement lié à celui de ma vie privée.

Premier job. J’ai 17 ans et je passe le BAFA. Le stage pratique devient mon premier job. Déjà, l’ambiance du premier stage théorique m’avait particulièrement déplu. J’étais d’une timidité maladive, j’avais le sport en horreur, et l’ambiance pseudo macho de tous ces jeunes branleurs me déplaisait franchement. Incapable de m’intégrer au groupe.

Puis le stage théorique. Dans un petit village angevin. Je garde en souvenir des parties d’échecs endiablées avec des mômes de 8 ou 9 ans. J’aimais beaucoup aussi m’occuper des deux enfants handicapés. Bref, des activités one-to-one. Et à nouveau, je me fais chier au milieu d’une équipe d’imbéciles. Tous les monos sont, à mes yeux, innétéressants. Est-ce lié à des difficultés d’intégration ? Ou, plus prosaïquement, à mon homosexualité, mal vécue à ce moment ?


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